| Nikko, terre de recueillement |
Les premiers architectes japonais avaient du génie. Les sanctuaires et les temples de Nikko en témoignent encore aujourd’hui. Nous arrivons à Tokyo en pleine nuit. Les lumières des enseignes publicitaires défilent devant nos yeux. Dans la voiture qui nous conduit à l’hôtel, le must de l’électronique et un écran sur lequel est affichée la route à suivre. Le Japon tel qu’on se l’imagine : ultramoderne et automatisé. Ce premier contact avec la mégalopole japonaise est fidèle à l’idée que nous nous en faisions. Après une nuit réparatrice, direction Nikko. La ville-sanctuaire est à cent cinquante kilomètres de la capitale. Renseignements pris, il faut trois heures pour se rendre sur place. Le début du trajet se fait en “ shinkansen bullet train ”. Il faut ensuite descendre à Utsunomiya et prendre un train local puis un bus pour parvenir aux marches en pierre qui montent vers les temples de Nikko. Le contraste est saisissant avec ce que nous avons vu jusqu’à maintenant. Ici, le temps s’est arrêté. Pas de circulation incessante. Et pour cause. La plupart des visiteurs rejoignent le site à pied ou en autobus. Et même si le nombre de visiteurs est impressionnant, ils ne font pas de bruit. Comme s’ils s’étaient tous donné le mot, la visite se fait dans un quasi-recueillement. Il faut dire que l’endroit s’y prête. Nous sommes dans un site qui, depuis des siècles, constitue un lieu sacré où non seulement les Japonais viennent encore très nombreux prier, mais où une partie de l’histoire du Japon est retracée. Au fil de cet ensemble d’édifices religieux uniques au monde, nous apprendrons à connaître quelques-unes des heures glorieuses du Japon et de l’une de ses figures emblématiques, le grand shogun Tokugawa Ieyasu. Et nous comprendrons pourquoi Nikko est l’un des endroits les plus visités au monde. |
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